Après plusieurs semaines d’itinérance à travers l’Occitanie, le Science Tour des Lycées en Transition 2025 s’est achevé le 9 décembre dernier. Cette nouvelle édition, soutenue par la Région Occitanie, a permis à notre équipe de rencontrer 1 204 lycéennes et lycéens dans 14 établissements répartis sur 7 départements de la région. Une tournée placée sous le signe de la réflexion, du débat et de l’expérimentation autour d’un sujet devenu incontournable : l’intelligence artificielle et ses impacts écologiques et sociaux.

Une tournée pour comprendre l’IA au-delà des idées reçues

L’intelligence artificielle est aujourd’hui partout : dans nos téléphones, nos moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les outils de traduction ou encore les générateurs d’images et de textes. Pourtant, derrière ces usages quotidiens se cachent des réalités souvent invisibles : infrastructures numériques, consommation énergétique, extraction de ressources minières, travail humain nécessaire à l’entraînement des algorithmes, ou encore questions de biais et de pouvoir.

Face à ces enjeux, Les Petits Débrouillards Occitanie ont fait le choix de consacrer l’édition 2025 du Science Tour des Lycées en Transition à une question essentielle : comment développer un regard critique sur l’intelligence artificielle tout en comprenant ses liens avec les transitions écologiques et sociales ?

Un dispositif itinérant au cœur des établissements

À bord du camion-laboratoire des Petits Débrouillards, trois médiateur·rices scientifiques ont sillonné la région du 13 novembre au 9 décembre 2025. De Lannemezan à Cahors, en passant par Perpignan, Montpellier, Nîmes, Narbonne ou Toulouse, le Science Tour a investi les cours de lycée pour proposer des espaces d’expérimentation et de discussion directement au sein des établissements.

Le dispositif reposait sur la complémentarité entre :

  • des animations en classe ;
  • des ateliers autour du camion-laboratoire ;
  • des jeux de rôle ;
  • des outils de débat ;
  • des activités d’expérimentation autour de l’intelligence artificielle.

Cette approche a permis de toucher des publics très divers : filières générales, technologiques et professionnelles, classes de seconde, première, terminale, CAP, BTS ou encore prépa-seconde.

Des ateliers pour explorer les impacts écologiques et sociaux du numérique

Tout au long de la tournée, les élèves ont pu participer à plusieurs ateliers conçus pour rendre accessibles des sujets parfois complexes.

L’atelier Elemen’Terre proposait une enquête collaborative autour des ressources nécessaires à la fabrication des équipements numériques. Les jeunes découvraient ainsi l’envers du décor de leurs smartphones et ordinateurs : métaux rares, extraction minière, consommation d’eau et d’énergie ou encore gestion des déchets électroniques.

Grâce aux outils développés avec Vittascience, les participant·es pouvaient également expérimenter concrètement l’intelligence artificielle générative et mieux comprendre les mécanismes d’apprentissage automatique.

L’atelier Ecologit permettait quant à lui d’aborder l’empreinte environnementale des usages numériques et de questionner les coûts cachés de certaines pratiques devenues banales.

Enfin, l’activité Hexapion offrait une initiation ludique au fonctionnement des algorithmes d’apprentissage en montrant comment une machine peut apprendre à partir de données.

« Chat’lenge ton IA » : débattre pour comprendre

Parmi les outils proposés cette année, le jeu de rôle Chat’lenge ton IA a rencontré un fort succès auprès des lycéennes et lycéens.

À travers une situation fictive de conception d’une intelligence artificielle capable de reconnaître des chats, les élèves étaient amenés à prendre des décisions, à négocier, à gérer des contraintes et à débattre collectivement.

L’objectif était de mettre en lumière plusieurs réalités souvent invisibles :

  • les biais algorithmiques ;
  • le rôle central des données ;
  • les enjeux économiques liés au développement de l’IA ;
  • les conséquences sociales des choix technologiques ;
  • les impacts environnementaux associés à ces outils.

Les équipes pédagogiques ont particulièrement souligné la capacité de ce jeu à susciter des échanges riches et argumentés.

Une prise de conscience des impacts environnementaux de l’IA

L’un des constats les plus marquants de cette tournée concerne la découverte, par de nombreux élèves, des impacts écologiques de l’intelligence artificielle.

Si la plupart des jeunes avaient déjà utilisé des outils d’IA générative, peu d’entre eux avaient conscience des ressources nécessaires à leur fonctionnement ou des conséquences environnementales associées.

Au fil des animations, les discussions ont porté sur :

  • la consommation énergétique des centres de données ;
  • l’utilisation de l’eau pour le refroidissement des infrastructures ;
  • l’extraction des matières premières ;
  • les enjeux géopolitiques liés au numérique ;
  • la répartition inégale des bénéfices et des impacts de ces technologies à l’échelle mondiale.

Cette prise de conscience a donné lieu à de nombreux débats et questionnements sur la place de l’intelligence artificielle dans nos sociétés.

Un projet soutenu par la Région Occitanie

Cette tournée est possible grâce au soutien de la Région Occitanie, partenaire historique du Science Tour des Lycées en Transition.

Merci !

Les Petits Débrouillards Occitanie remercient l’ensemble des lycées participants, les équipes éducatives, les élèves, les partenaires mobilisés autour du projet ainsi que la Région Occitanie pour sa confiance renouvelée.

Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle édition du Science Tour des Lycées en Transition !